lundi 29 novembre 2010

Les amis chez François Dufrène: nappe servant de livre d'or. Récitals 1959

La mesure du jardin

Cette série comporte 50 exemplaires (huile couleur, 49x30cm). 

"Ce qui est important, c'est de faire un palais idéal comme le facteur Cheval, un palais idéal à travers le temps et l'espace", selon le propos de Camille Bryen.












Matrice pour huit demeures (selon documents préparatoires)


















Confessions d'une racine carrée

"Je ne pouvais pas écrire de manière classique non plus que peindre. Le style seul n'étant point en cause mais le sujet même. Le besoin d'écrire ou de peindre, de s'identifier aux réalités, aux sentiments, aux émotions dont il est fait communément cas. Je n'étais en possession de rien qui fût à restituer."(extrait d'un carnet de travail de l'auteur sur la "Confession d'une racine carrée")

Divers formats, encre et gouache. Ici 10 exemplaires sur 100.









Sur la couleur

La palette de Cézanne

"Il faut devenir classique par la nature, c'est-à-dire par la sensation", selon Cézanne.

"Ne peins jamais qu’avec les  trois couleurs primaires et leurs dérivées (...)". Le mélange, à quantités égales des complémentaires, produit des gris neutres, à quantités inégales, des tons rompus . Selon la lettre de Cézanne à Emile Bernard, la palette de Cézanne est:
     - jaune, jaune de Naples, jaune de chrome, ocre jaune, terre de Sienne naturelle, terre de Sienne brûlée
     -bleu de cobalt, bleu d’outre- mer, bleu de Prusse, noir de pêche
     -vermillon, ocre rouge, laque de garance, laque carminée fine, laque brûlée

" J’ai à travailler toujours, non pas pour arriver au fini, qui fait l’admiration des imbéciles. Et cette chose que vulgairement on apprécie tant n’est que le  fait d’un métier d’ouvrier, et rend toute œuvre inartistique et commune. Je dois chercher à compléter pour faire plus vrai, et plus savant " (Cézanne à sa mère, en 1874, à 34 ans.)

Le jaune 

"Dans la Connaissance de l'Est, j'ai dis ce que je pensais de la lumière qui est un impact sur les différentes substances dont se compose la chose illuminée, qui répondent par des couleurs. Le centre des couleurs est le jaune qui est la réponse la plus directe et la plus rapide à l'impulsion. De chaque côté, il détermine comme des métamorphoses le bleu et le jaune, équivalentes. De même que dans un fleuve de chaque côté des courants et à l'ivresse il y a deux contre-courants. Il y a passage du plus clair au moins clair. Non pas du rouge au violet mais du jaune d'une part vers le bleu, et d'autre part vers le rouge." 
(Paul Claudel, correspondance à André Suarès)

Première série grands formats (71x51 cm; huile et couleur)

Selon Poussin

Passage de la ligne

Sans titre

Sans titre

Au sujet du passage de l'ouest

Clair de lune

En hiver à Rosebois

Le pli

La grande ourse

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans tire

Vent d'ouest (le bousier)

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Deux oeuvres de Jacques Villeglé

42, quai Henri IV (1957) (117x154cm)
Collection particulière
Jacques Villeglé et Pascal Vitali. (Photo: Fabienne Villeglé)






Abandonnant l’atelier de l’artiste solitaire pour la rue, espace ouvert et collectif de création, je cueillais et je collectionnais ses lambeaux agressifs et colorés, antidotes contre la passivité culturelle ambiante, contre l’âpreté grinçante des désespoirs modernes. En dressant un éphéméride,  personnel, documenté, aussi précis que possible, tout en sachant que l’objectivité de mes souvenirs est altérée  par la /ma situation actuelle, mon intention a été de décrire un milieu dont la mentalité dont la mentalité s’est transformée ou a résisté, de rappeler les évènements et les créations qui ont constituées sont décor et celui de mes débuts, de mes souvenirs d’artistes, de personnages que j’ai côtoyés, qui même tombés pour l’heure ou pour toujours dans l’oubli, ont œuvré pour transformer le monde, changer la vie. Ambition qui est resté en général obturé à cause du mur de silence contre lequel ils ont buté. J’étais sceptique quant à l’aboutissement de cette ambition collective, conscient que les puissances d’argent et politique s’affairaient à leurs propres desseins égoïstes et suicidaires, mais j’étais persuadé de son bien-fondé comme de celui de l’œuvre que je réunissais, dont l’une des moindres ambitions était d’introduire par le bariolage lacéré des affiches les rumeurs de la vile dans le confinement des musées. Je me souvenais d’une anecdote de la conférence e Fernand Léger au théâtre Graslin à Nantes en 1936 […], il avait transporté et accroché dans la salle de la cantine des usines Renault une grande toile. Pour voir quel accueil elle obtenait, il était passé à l’heure du déjeuner, il s’était assis plein de déconvenue car aucun ouvrier ne la regardait. Alors que ceux-ci quittaient la salle, l’un d’eux, gouailleur, lui lança, tant il avait une gueule désappointée : « oui nous mangeons, nous parlons, sans voir ta barbouille, mais lorsque tu la retireras, nous nous apercevrons qu’elle nous manque ».

Jacques Villeglé, Cheminements 1943/1959, éditions les sept collines, 1999 


Versailles (16 août 1961) (44x55cm)
Collection particulière
A partir de cette époque Jacques Villeglé entreprend de ne travailler qu'avec un matériau constitué d'affiches lacérées. L'œuvre évoluant ainsi en fonction du matériau lui-même

Le passage de l'obscur au clair

"Qui comprendra dans un  siècle, la langue allusive, obscure, de Char, par exemple ? Il faut donc mettre à plat et liquider l'émotion qui empêche d’expliciter. L’image brute de l’émotion peut être remplacée par autre chose/par une autre image, des gestes, des dialogues, la peinture d’une situation. Ce travail d’explicitation est celui du courage, de la force, de la paix. La conscience d’une telle tâche (…) peut présider non pas seulement à l’œuvre d’un poème, d’un roman, d’un essai, mais également à l’œuvre d’une vie. Jamais il n’est trop tard pour s’y atteler. Mais le travail même du passage de l’obscur au clair, d’une image à une autre, se peut- il entreprendre ? Il suffira peut-être, de toujours poser nettement la question." (carnet Pascal Vitali)

 
"Aucune œuvre durable, quelle soit écrite pour le grand public ou fait pour rayonner à travers le temps, ne peut être accomplie par un homme à l’esprit partagé. Pour réussir quelque chose de valable, peu importe si c’est une petite chose, il faut absolument l’effort conjoint de tout le cœur et de toute  l’intelligence de l’homme." (Dos Passos, à propos de Scott Fitzgerald).

Série "le passage de la couleur"


Aquarelle et plume série de 18 exemplaires (25x18cm)